SPORT / FOOTBALL : Prochaine élection à la fédération togolaise de football, la danse des vautours recommence

Les jours et les semaines qui arrivent risquent d’être palpitantes pour tous les amateurs et amoureux du foot togolais. Ce dernier virage pour la course vers la présidence de la fédération togolaise de football promet des révélations intéressantes,des déclarations chocs et des sensations fortes. Le spectacle sera à la hauteur des pugilistes annoncés.
Vautours, Hyènes et autres prédateurs…
Ceux qui ont pris le football togolais en otage depuis plus d’une décennie, le plongeant dans les méandres les plus abyssales qu’il n’a jamais connu s’apprêtent de nouveaux à agir à la faveur de l’élection à la fédération togolaise de la discipline. Ce sont les mêmes, qui pendant 4 ans n’ont pas su élever le football togolais à sa juste place, se positionnent pour un nouveau suffrage.
Ils étaient là depuis la période glorieuse de Rock Gnassingbé ou le Togo a connu sa toute première campagne mondiale avec les scandales de Wangen. Ce sont les mêmes qui se sont ligués contre ce dernier pour le faire évincer de la tête de la FTF et amener le facétieux Tata Avléssi. Ils étaient encore dans les mauvais coups pour lui mettre les bâtons dans les roues et compromettre la bonne marche de son administration. On se souvient encore des conclaves nocturnes dans les montagnes de Kloto pour déstabiliser Tata de Mass. L’épisode de la tentative de corruption en était le point d’orgue. Vaille que vaille, ils sont parvenu à faire tomber Tata Avléssi pour mettre à sa place, Gabriel Améyi, alors président de Maranatha de Fiokpo.
Combien d’éloges n’a-t-on pas entendu de ces messieurs, faiseurs de rois à la force des espèces sonnantes et trébuchantes, à l’endroit du digne fils de Womé. Il était présenté comme le sauveur. Il venait en ” Libérateur” n’est-ce pas ? Et comme le dit si bien le dicton togolais : ” c’est le bâton qui a servi à l’ancienne femme qui servira aussi à la nouvelle”, les mêmes causes produisant les mêmes effets, ces prédateurs n’ont pas hésité, une fois élu sur la liste de Gabriel Améyi, de se rebeller et de lui trouver de vilains défauts qui, hier, étaient de grandes qualités. Et à la veille d’une nouvelle élection à la fédération togolaise de football, les voilà, hyènes, vautours et prédateurs, qui reprennent leur sport favori.
Trop c’est trop. Il faut dire stop, et d’une manière vigoureuse, à ces vampires du foot au pays de Faure Gnassingbé.

Des paroles et…des actes.
Le Togo est un pays de liberté ou chacun peut faire ce qu’il veut dans les limites des dispositions légales. Ces gens qui trainent le nom du football togolais et partant, le nom du pays dans la boue depuis quelques années doivent être freinés dans leur élan machiavélique de destruction de l’un des socles de l’unité nationale. Le football est de loin, ce qui fédère tous les togolais. Ils le ressentent ainsi et ne se le cachent pas. Alors, il faut que les autorités passent à la loupe la gestion du foot togolais.
Le premier ministre Arthème Ahoomey-Zunu vient d’effleurer le sujet. ” Depuis l’annonce de la tenue du congrès de l’instance dirigeante du football togolais sur le 5 novembre, les candidatures ne cessent de foisonner, créant un désordre au passage, puisque ce sont toujours les mêmes qui font souffrir ce sport qui se signalent. Nous ne laisserons pas les gens continuer ce désordre. Nous ne laisserons pas prospérer la culture de haine, de division dans notre football “, a déclaré le Premier Ministre.
“Depuis une dizaine d’année, j’ai le sentiment que la fédération togolaise de football volontairement ou involontairement nous empoisonne la vie et s’empoisonne la vie elle-même. Je ne comprends pas que les choses se passent ainsi et que rien ne puisse se faire de manière régulière, simple, fraternelle” disait -il en Avril dernier quand la fédération togolaise de football peinait à démarrer le championnat national de 1ere division.
Le premier Ministre togolais affiche sa détermination concernant les l’effervescence autour de l’élection à venir : ” A la veille des élections, nous voyons beaucoup de gens s’agiter, nous n’allons pas laisser faire “. a -t -il laisser entendre. Pour ce faire, il n’hésitera pas à prendre langue avec la FIFA pour voir comment mettre un terme à la haine qui prévaut au sein de la famille du football togolais.
Ces différents prises de position de Arthème Ahoomey- Zunu sont à saluer si elles peuvent effectivement se concrétiser car une chose est d’évoquer le problème. Une autre chose est d’appliquer les mesures annoncées.