Santé/Amélioration de la prise en charge du diabète : Des professionnels de la santé outillés sur les nouvelles recommandations

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet ” Amélioration de la prise en charge du diabète au Togo à travers la décentralisation des soins “, l’ONG Le CERS-D Base (Cercle d’Elites pour la Recherche Sociologique et de Développement à la Base), en collaboration avec le ministère de al Santé et de la Protection sociale, a initié, du 17 au 19 août 2015 à l’ENAM (École normale des auxiliaires médicaux) à Lomé, une formation des formateurs professionnels de la santé sur les nouvelles recommandations du diabète.

 Cette formation de trois jours (17-19 août 2015) qui vise à outiller dix professionnels de la santé (cinq médecins, trois infirmiers d’Etat et deux sages-femmes) va permettre de pallier l’insuffisance constatée jusque-là dans la prise en charge du diabète. Les participants formés seront en mesure de faire un diagnostic du diabète, l’évaluation du risque cardiovasculaire chez une personne diabétique, au suivi des patients diabétiques, etc.

Selon le coordonnateur national du Programme national de lutte contre le diabète, Dr Tchamdja Toyi, cette formation vise à pallier l’insuffisance constatée actuellement dans la prise en charge du diabète au Togo, liée à l’absence de formation continue et à l’accès difficile aux nouvelles recommandations sur la prise en charge adéquate du diabète.

Une enquête STEPS réalisée par le ministère de la Santé en 2010, la prévalence nationale du diabète était de 2,6%. Cette prévalence a considérablement augmenté pour être de 4% en 2014, selon les mêmes sources.

De l’avis des spécialistes de la santé, le diabète touche de façon uniforme les deux sexes et la tranche d’âge de 45 à 64 ans est la plus touchée. Mais la situation est beaucoup plus préoccupante puisqu’elle touche de plus en plus les jeunes (15 à 34ans) d’où la nécessité de tirer sur la sonnette d’alarme.

Cette formation vient donc à point nommé sensibiliser d’abord le corps soignant, ensuite les populations afin de réduire les risques liés à cette maladie et mieux organiser la prise en charge. Les médecins formés devront à leur tour former d’autres professionnels de la santé des régions des   Plateaux, de la Centrale et de la Kara.

Jean-Pierre B.