Un peu plus de trois mois après la victoire de Faure Gnassingbé pour son 3è mandat à la tête du Togo, le président de OBUTS, Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo vient d’appeler  la classe politique de l’opposition à acter cette décision de la Cour Constitutionnelle.

A la faveur de la convention nationale de la Jeunesse de son parti, Agbéyomé n’y est pas allé par 4 chemins pour appeler ses compères de l’opposition à se faire une raison et accepter définitivement la victoire de Faure Gnassingbé à l’élection présidentielle d’Avril 2015. “La réélection de Faure Gnassingbé constitue une réalité politique à laquelle tous les responsables politiques républicains et de bonne foi doivent souscrire”, a dit  Agbéyomé Kodjo, un clin d’œil à Jean Pierre Fabre qui  conteste toujours les résultats, dénonçant de graves irrégularités et des fraudes massives dans certains bureaux de vote. Jean-Pierre Fabre devrait d’ailleurs se prononcer sur ce sujet ce matin à Lomé.

Lors de son speech, le Président de OBUTS étaient revenu sur les observations que son parti faisait avant la tenue du scrutin en Avril en estimant qu’ il avait vu venir ce qui devrait arriver à l’opposition togolaise qui refusait la marche unitaire vers cette élection.

“L’histoire retiendra que les faits finirent par nous donner raison, car comme le dit l’adage ” le vieillard couché voit plus loin que le jeune perché sur un arbre”. En la circonstance, notre expérience et notre compréhension des facteurs qui entrent en jeu s’agissant d’une élection présidentielle, furent mésestimés. C’est dans ce contexte qu’il nous a paru politiquement séant d’appeler les Togolais à un vote républicain et assumé nos responsabilités”, a dit Agbéyomé Kodjo.

Pour lui, que la multiplication des candidatures issues des rangs de l’opposition politique, face au candidat de la majorité présidentielle au pouvoir, ne laissait entrevoir strictement aucune chance d’espérer l’avènement de l’alternance politique au Togo en 2015. ” Nous n’avons eu de cesse d’amorcer et de multiplier tous contacts utiles, et avons sollicité l’appui de grandes autorités morales jouissant d’un prestige incontestable, aux fins qu’elles entreprennent de convaincre celles et ceux qui ont cru pouvoir exprimer la prétention d’être en capacité, en l’absence d’une union sacrée autour d’une seule candidature issue des rangs de l’opposition politique, de remporter sans coup férir le scrutin du 25 avril dernier” a-t-il rappelé avouant au passage que ces  efforts furent vains.

Agbéyomé Kodjo ne prend pas de gants pour qualifier le déroulement du scrutin du 25 Avril qui, a son point de vue, doit être salué par tous. ”L’histoire retiendra également que face à pléthore de candidats issus des rangs de l’opposition, Faure Gnassingbé fut réélu pour un troisième mandat, et sa victoire fut saluée à travers le monde, à l’issue d’un processus électoral dont chacun s’accorde à reconnaître qu’il fut en toutes ses étapes, de meilleure qualité que les précédents”, a-t-il dit.

Ce faisant, Il en appelle à ses amis de l’opposition d’être de bonne foi et de reconnaitre simplement la victoire de Faure Gnassingbé à cette élection présidentielle.

”La réélection de Faure Gnassingbé constitue une réalité politique à laquelle tous les responsables politiques républicains et de bonne foi doivent souscrire”, a-t-il affirmé. Il lance tout de même un appel pressant aux partis politiques de l’opposition afin qu’ils jouent pleinement leur rôle pour le bien être des togolais au nom duquel ils parlent souvent. ” Il nous échoit collectivement, de rester attentifs face à toutes les éventuelles +contorsions+ qui seraient de nature à affaiblir la cohésion et l’unité nationale.

Il incombe à la classe politique issue de l’opposition politique, dans le cadre des Institutions de notre pays ainsi que dans le cadre de l’exercice des activités des formations politiques au Togo, de demeurer des sentinelles vigilantes pour mettre le pouvoir en place, face aux responsabilités qui lui échoient, toutes les fois que de besoin; tant en matière de liberté civile, de liberté d’aller et de venir, de liberté d’association, de liberté de penser, de liberté d’expression, de liberté syndicale, de libertés publiques, que du respect de tous les droits individuels et collectifs reconnus, définis et protégés juridiquement en République du Togo, a conclu Agbéyomé Kodjo.