Togo/ Un pas de plus dans la bonne gouvernance économique : Le Commerce extérieur togolais en mode « Guichet Unique »

Échange de documents entre le chef de file du groupe Bureau VERITAS BIVAC-BV/SOGET, Thibaut Manduit (g) et la ministre bernadette Légzim-Balouki (dt)

Échange de documents entre le chef de file du groupe Bureau VERITAS BIVAC-BV/SOGET, Thibaut Manduit (g) et la ministre Bernadette Légzim-Balouki (dt)

Le gouvernement togolais a fait de l’amélioration du climat des affaires une des priorités dans le cadre de son programme d’urgence. Les multiples efforts en faveur notamment de l’accélération de la croissance de l’économie nationale, se sont matérialisés jeudi dernier par la signature de la Convention de concession pour la mise en place et l’exploitation du Guichet unique du commerce extérieur du Togo, d’une durée de 10 ans.

Par cette signature, l’Etat togolais délègue ses pouvoirs au groupe Bureau VERITAS BIVAC-BV/SOGET en vue de la mise en place et l’exploitation d’un Guichet unique. La mise en place de ce système qui coûtera prêt de six (06) milliards de FCFA entièrement financés par le groupe Véritas et associé, est  « un atout majeur du commerce du Togo qui va permettre d’accroître considérablement les trafics de tous genres, notamment portuaires, aériens et terrestres », a indiqué le chef de file du groupe Bureau VERITAS BIVAC-BV/SOGET, Thibaut Manduit.

La table d'honneur lors de la cérémonie...

La table d’honneur lors de la cérémonie…

Pour le ministre togolais du Commerce et de la Promotion du Secteur privé, Mme Bernadette Légzim-Balouki, « la compétitivité de notre économie, de nos entreprises et la compétitivité de notre port dépendent de l’efficacité des procédures du commerce international appliqués à la place portuaire de Lomé, à nos frontières et à l’aéroport Gnassingbé Eyadèma de Lomé ». Ce Guichet unique du commerce extérieur vise donc par exemple, a expliqué Mme Légzim-Balouki, à gagner en temps et en argent : « une approche a montré que, pour une opération simple d’importation ou d’exportation, plus de 100 formalités sont nécessaires, coûteuses en temps et en argent », relevant au passage que le Guichet unique du commerce extérieur vient remettre les pendules de la bonne gouvernance à l’heure en ce qu’il élimine les goulots d’étranglement  et permet au pays de « tirer son épingle du jeu de la mondialisation qui implique une compétitivité des entreprises au niveau des coûts de production bien entendu, mais également des coûts de transit ».

L'assistance lors de la cérémonie...

L’assistance lors de la cérémonie…

Le Coordonnateur du projet, Ouro-Sama Mohamed Saad, a, à l’occasion, retracé les longues et pénibles tractations démarrées depuis 2003 et qui ont abouti avec la signature de cette convention de cession d’une durée de dix ans. M. Ouro-Sama prévient qu’il y a encore un long chemin à parcourir puisque, dit-il, « les réels effets de ce Guichet unique se feront sentir qu’après le sixième mois au niveau du port autonome de Lomé, et après 13 à 24 mois au niveau de l’aéroport Gnassingbé Eyadèma de Lomé ».

Rappelons que le groupe Bureau VERITAS BIVAC-BV/SOGET est un regroupement de deux sociétés françaises : le Bureau VERITAS et la société SOGET. Le Bureau VERITAS fort de 180 ans d’expérience et d’expertises dans divers domaines (maritime, industrie, construction, certification, services au gouvernement, etc.).

JP Bawéla