TOGO TÉLÉCOM /GESTION ET ÉTATS FINANCIERS 2007 : L’ex DG Sam P. Bikassam répond à un article paru dans le Journal LE MEDIUM du 12 Mai

Dans sa parution du 12 Mai 2015, notre journal LE MEDIUM a publié un article intitulé : TOGO TELECOM/ GESTION ET ÉTATS FINANCIERS EXERCICE 2007 : 143.091.452 FCFA de frais de mission injustifiés ; 176.693.300 FCFA pour l’achat des boissons et 157.259.005 FCFA pour le sponsoring en terme de frais de publicité et marketing sous BIKASSAM.
Par voie d’huissier en date du 27 Mai 2015, Monsieur Sam P. BIKASSAM, a notifié à Monsieur le Directeur de Publication du Journal Le Medium une lettre ayant pour objet : Eléments de droit de réponse relatifs à votre article sur TOGO TELECOM publié dans le numéro 172 du 12 au 18 Mai 2015.
Dans cette lettre, Sam P. Bikassam écrit : ” Cela fait plus d’un an que j’ai quitté TOGO TELECOM dans des circonstances jusqu’ici non élucidées. Durant cette période, je me suis exercé à pardonner et à oublier bien que cela soit affectant de voir ce dont l’on s’est sacrifié se démolir sous ses yeux par le fait des gens à détruire. Mais vous voilà avec beaucoup de gens tapis dans l’ombre pour justifier l’impensable et continuer à masquer les maux faits à la Société, aux clients et aux employés pour lesquels nous nous sommes investi durant près de neuf ans (…). J’ai donc beaucoup réfléchi et j’ai conclu que c’était mieux de vous écrire personnellement pour vous donner quelques éléments de réponse afin que vous sachiez corriger le tir sans que j’aie à utiliser des mots méprisants à votre égard. J’ai réalisé ma rage ou l’expression de ma colère contre vous serait une faiblesse de ma part et une agression contre vous et contre moi-même. Tout le monde en serait perdant. Quand vous attelez à écrire les mensonges ou des apprentis de la destruction vous amènent à écrire n’importe quoi et que vous souteniez tout cela, il y a de quoi de se mettre en colère. Mais dans mes exercices pour rester sur la voie, je sais qu’aucune colère ne peut être justifiée. Ce n’est pas facile pour notre petit mental d’accepter de telles injustices et se taire. Mais il ne s’agit pas de ma petite personne. Mais de tous les amis et parents qui connaissent M. BIKASSAM tel qu’il est et de tout le pays qui habite un esprit de la culture de la médiocrité et de médisance sans pareil qui conduisent à retarder le développement du pays et particulièrement les télécommunications. La preuve, tout est organisé pour(…)”
Monsieur Sam P. Bikassam indique dans sa lettre nous faire connaître quelques pans de vérité que nous aurons le loisir de vérifier. ” Mais je crois que la précipitation dans laquelle vous vous êtes pressé de pondre un article qui est une pure désinformation ne peut pas vous permettre de prendre plus d’une semaine à réécrire une version corrigée. Vous êtes bien responsable de vos écrits selon le code de la presse”, écrit Sam P Bikassam.
Dans les lignes qui ont suivi, Sam P. Bikassam se justifie sur quelques points soulevés  dans notre article du 12 Mai.

De la situation des emprunts. 29.241.013.335 FCFA (ndlr)
De 19 Septembre 2005 à la nomination de M. Bikassam au 31  Décembre 2007, TOGO TELECOM a contracté 000 FCFA, écrit Sam P. Bikassam.
” Nous avions commencé les procédures de prêts pour appuyer les travaux de la construction de la fibre optique entre Lomé et Atakpamé et l’entame de la construction du câble sous marin. J’aurai voulu bien faire des emprunts durant la période mais malheureusement aucune banque n’était prête à nous emprunter parce que les paramètres de gestion étaient au rouge”, fait remarquer l’ex DG de TOGO TELECOM  qui indique que malgré tout, ces emprunts qui n’étaient sous son exercice dataient entre dix et deux ans ont permis de couvrir essentiellement :
– La construction de la fibre optique entre Aneho et Sinkassé
– Le passage en base de dix dans le réseau d’accès
– La mise en place su système de gestion commerciale
– La mise à jour des bases de données.

Du récapitulatif des remboursements
Ici, le sieur Sam P. Bikassam se demande si c’est un tort de rembourser les emprunts contractés sous les exercices des autres Directeurs Généraux ou si l’on pense que les emprunts ne doivent pas porter d’intérêts.
” Quelle entreprise peut vivre sans investissements dont les amortissements s’étalent sur cinq, dix, vingt ans sans recourir aux emprunts,” questionne Sam P. Bikassam qui suggère au Journal LE MEDIUM de demander à ceux qui ont fait le rapport dont il a eu copie pourquoi ils n’ont pas présenté leur rapport de mission pendant les quatre(4) années qu’ils ont passé à chercher comme dans une tête, des poux.

Des recours excessifs au crédit de trésorerie
Sam P. Bikassam indique n’avoir rien compris au texte mais précise que les banques ne font de découvert qu’en fonction de la surface financière de l’institution à laquelle elles le font. ” A mon arrivée, il y avait 4 milliards de découvert. Je n’ai ameuté aucune presse pour le signaler. L’exercice 2006 m’a permis de commencer à résorber certaine difficultés”, écrit Sam P. Bikassam.

Des frais de publicité et de marketing trop élevé
Sam P. Bikassam estime qu’il y a exagération et que les gens savent où les boissons sont achetées.
En ce qui concerne les frais des obsèques dont il a été l’un des bénéficiaires à la mort de son père, Sam P. Bikassam révèle que la somme ne lui a pas été versée, c’était la somme totale des dépenses effectuées entre le PCA et le Directeur Financier. ”Ils ont évité de me faire savoir avant la fin”, relève Sam P. Bikassam.
N’excusant pas ses responsabilités, Sam P. Bikassam écrit qu’il avait demandé à rembourser sur ses primes de gestion mais cela lui a été refusé sur le fait que d’autres personnes ne faisant pas partie du directoire en bénéficiaient aussi.

Des frais de missions parfois injustifiés
Monsieur Sam P. Bikassam estime que LE MEDIUM excelle dans la désinformation pour couvrir ceux qui sont en train de détruire la boite.
” Je suis recruté le 6 juillet 1992 et je suis parti le 24 Mars 2014, en position de Directeur Général. J’ai régularisé toutes mes missions que ce soit à l’intérieur comme à l’extérieur. A mon départ, c’est Togo Télécom qui me devait pour certaines missions à l’extérieur”, écrit-il.
Pour Sam P. Bikassam, tout est perceptible dans toute organisation surtout dans les sociétés d’état considérées comme des vaches à lait. ”Mais à force d’écrire des âneries, vous allez continuer à alimenter les réseaux qui ne défendent que les intérêts personnels”, souligne-t-il

Les vérités de Sam P. Bikassam
Pour conclure, Monsieur Sam P. Bikassam dit s’être trompé sur la volonté des Togolais de voir leurs sociétés prospérées sous un autre Togolais.
” Vous avez étalé dans vos documents la volonté notoire d’un groupe de personnes décidés à nuire Togo Télécom parce que c’est M. BIKASSAM, un simple fils de paysan a osé changé la phase d’une société”, relève l’ex DG de Togo Télecom dans sa lettre et qui poursuit en ces termes :
“- A mon arrivée, le CA était de 35 milliards et le bénéfice net était de 500 millions
– En fin 2007, le CA était de 36 milliards avec un bénéfice de plus de 6 milliards. Le CA a été de 32 milliards en 2006 parce que nous avons pu dépouiller l’ancien chiffre de fausses valeurs.
– En 2008, le CA est passé à plus de 45 milliards avec plus de 8 milliards de bénéfice net
– En 2009, le CA est passé à plus de 60 milliards avec un bénéfice net de 9,6 milliards.
– En 2010, des mensonges ont été proliférés sur la gestion de M. BIKASSAM, un groupe de personnes a illégalement retiré la signature à M. BIKASSAM. Je n’avais pas démissionné parce que je voulais qu’on me démontre ce que j’ai volé. Togo Télécom a commencé sa descente. A notre reprise de signature, nous avons commencé par corrigé certaines choses comme ces sponsorings aux institutions et à d’autres sur demande. Mais cela n’a pas passé.
Malgré tout, Togo Télécom réalise des bénéfices de plus de 3 milliards. Entre fin 2007 et fin 2009, Togo Télécom a eu l’accord de classement de la BCEAO, triple A (AAA).
En Novembre 2007, Togo Télécom était programmé pour être privatisée. Mais en Octobre 2007, une délégation de la banque mondiale conduite par se vice présidente a apprécié les ratios de gestion de Togo Télécom. Elle a eu à nous féliciter et à repousser l’échéance en fin juin 2008.
En fin juin 2008, les réalisations à mi parcours dépassaient les prévisions annuelles. Ce qui explique l’augmentation fulgurante des résultats en fin d’année. La banque mondiale a été obligée d’abandonner le projet de privatisation de Togo télécom alors que c’était la condition pour la reprise.
C’est aussi à partir de Février 2008 que Togo Télécom est apparue pour la première fois parmi les 500 meilleures entreprises africaines passant de 459 au 414 et puis 389 sur trois ans.
Sans compter que c’est seulement le 18 Janvier 2007 que Togo Telecom a été connecté au haut débit à travers la côte d’Ivoire en passant par le Burkina et sous M. BIKASSAM qu’une station de câble sous-marin est installée au Togo en mai 2012.”
Voilà donc les récriminations de Monsieur Sam P. Bikassam à l’endroit de votre Journal.
LE MEDIUM espère avoir permis à Monsieur Sam P. Bikassam d’avoir livré sa part de vérité dans cette affaire  et qu’il est satisfait du traitement qui en a été fait.
LE MEDIUM ne versera pas dans la polémique mais reste déterminé à apporter la lumière sur les dysfonctionnements qu’il observera dans la gestion de la chose publique car c’est le bien de tous les Togolais. A bon entendeur…
Credo Tetteh